Qui vous parle
Trente ans à construire des systèmes qui tiennent

Xavier de Poorter, 30 ans d’informatique, indépendant depuis 2013. Directeur technique et responsable d’infrastructure avant de travailler à mon compte, intervenant à distance dans toute l’Europe. Mon métier consiste à savoir ce qu’il faut construire — et, tout autant, ce qu’il ne faut pas.
Le parcours
- 01Directeur technique — 2007 à 2016Neuf ans à diriger la technique d’une agence, à l’époque où il fallait tout construire soi-même. C’est là qu’on apprend ce qui casse.
- 02Responsable infrastructure — 2016 à 2018Environnement industriel, contraintes de conformité fortes : certification des paiements par carte, protection des données, migrations vers le cloud. La sécurité cesse d’être un chapitre pour devenir une discipline quotidienne.
- 03Directeur technique, télécoms — 2018 à 2025Sept ans de téléphonie sur IP, de virtualisation et de réseaux privés, avec plusieurs centaines d’équipements en service. Quand la voix passe mal, tout le monde s’en aperçoit dans la minute : c’est une école de rigueur.
- 04Indépendant — depuis 2013, à plein temps aujourd’huiFormation, conseil, coaching et construction d’outils métier, pour des dirigeants qui connaissent leur activité et pas l’informatique.
Ce qui a changé ces deux dernières années
Je travaille désormais en binôme avec des agents qui écrivent le code pendant que je décide de l’architecture. Ce n’est pas une curiosité de laboratoire : je façonne mes propres infrastructures en marchant, en dictant, et le résultat tourne en production.
Séparément, les deux moitiés sont banales. Un expert seul est lent et cher. Un agent seul produit du code que personne n’a arbitré — plausible, souvent faux, et sans jugement sur ce qui méritait d’être construit. Ensemble, ils font le travail d’une équipe, à condition qu’un humain garde la main sur les décisions.
C’est cette combinaison que vous achetez, et la moitié la plus rare n’est pas la machine.
Ma façon de travailler
Je dis non
Si le sujet n’est pas pour moi, ou si le chantier ne vaut pas son prix, je le dis. Un client mal servi coûte plus cher qu’un client perdu.
Je vise votre autonomie
L’objectif est que vous puissiez faire évoluer l’outil sans moi. C’est ce qui distingue un artisan d’un fournisseur dont on ne peut plus se passer.
Je traduis
Aucun terme technique n’est laissé sans explication. Vous devez pouvoir répéter à votre équipe ce qu’on a décidé, et pourquoi.
Le temps du passionné autodidacte
1984, j’ai dix ans. C’est le ZX81 : je code mon premier jeu. Pas d’internet à l’époque. Que des livres. Aucun adulte autour qui pratique l’informatique ou la programmation.
Ensuite les Thomson MO5 et TO7. Puis l’Atari et l’Amiga : c’est là que se font les coding parties. Je code un premier moteur 3D. J’écris en assembleur 68000, à 8 MHz. Ça apprend la programmation au cycle près. Les PC ont longtemps été en retard sur l’Amiga. J’étais passionné.
J’ai pratiqué Linux et les vieilles distributions. La première Ubuntu sort en 2004 : ça y est, on est sauvés. Je m’y prends à trois fois pour abandonner Windows définitivement — ce n’était pas facile. En 2006, j’y arrive. Adieu les cracks et le numéro de série. Plus jamais d’antivirus. La belle vie.
Du temps de Windows, j’en ai beaucoup installé, configuré, optimisé, formé. Quand il y a eu suffisamment de monde pour s’occuper des Windows, j’ai dit : maintenant je suis sous Linux. Si vous voulez que je m’occupe de votre ordinateur, je vous installe un Linux. Vous n’aurez que des avantages : c’est gratuit, pas besoin d’antivirus, pas besoin de licence pour la plupart des logiciels, ça ne plante pas, il ne vous fait pas de mise à jour sans votre permission, et vos données personnelles ne foutent pas le camp chez Microsoft.
Les conditions OEM de Windows 11 (PDF Microsoft, avril 2024) le disent à l’article 3 : en acceptant le contrat et en utilisant le logiciel, vous acceptez que Microsoft collecte, utilise et divulgue les informations décrites dans la déclaration de confidentialité (aka.ms/privacy). Le préambule ajoute le consentement à la transmission de certaines informations à l’activation et pendant l’usage. L’article 6 : en acceptant, vous acceptez de recevoir les mises à jour automatiques, sans autre avis. Ce n’était pas une invention du passage de 10 à 11 — c’est écrit.
Aujourd’hui je maîtrise le poste de travail Windows, Mac et Linux, l’administration serveur, le réseau, les VPN dans tous les sens, tout le Lego GNU/Linux : du noyau bas niveau à la compilation, à la fabrication de paquets Debian, à la virtualisation. J’avais fait mon propre système d’isolation, avant Docker, avec un patch noyau Linux-VServer. J’ai produit un framework bash qui a rationalisé toute ma production. Je l’ai adapté ; il tourne chez plusieurs clients. Stable, prévisible, fiable, sécurisé.
Maintenant, avec les IA, nous sommes inséparables. Je les comprends, elles me comprennent. Je leur raconte mon obsession du simple, du rapide, des conventions, d’un mode dynamique et ouvert — dans tout ce que je fais. C’est absolument incroyable, et jubilatoire.
Un cabinet dentaire : le logiciel n’envoyait plus les SMS pour rappeler les rendez-vous. Les opérateurs mobiles avaient bloqué l’envoi de masse. Hop, j’installe un IDE avec un agent IA, j’intercepte le dialogue en langage AT qui contrôle la clé 4G, je dirige les SMS vers une API. Ça faisait six mois que ça ne marchait plus. En une heure, c’était résolu. Avant le vibe coding, sur un Windows au pied levé, c’était à peine tentable. J’en ai plein, des histoires comme ça.
Maintenant, je remplace TeamViewer ou AnyDesk par une connexion de bureau à distance (RDP), à travers un client VPN WireGuard. Je résous les problèmes machine via SSH, un gestionnaire de paquets Windows, et un agent de code comme Cursor et Composer 2.5. C’est efficace, bourrin, 0 € de licence, et hyper sécurisé.
Conditions OEM Windows 11 — §3 et §6 (PDF, avril 2024)
Document officiel : « Microsoft Software License Terms — Windows Operating System », OEM préinstallé, last updated April 2024. Article 3, « Privacy; Consent to Use of Data » : « By accepting this agreement and using the software you agree that Microsoft may collect, use, and disclose the information as described in the Microsoft Privacy Statement at https://aka.ms/privacy ». Le préambule : vous consentez aussi à la transmission de certaines informations à l’activation et pendant l’usage, selon l’article 3. Article 6, « Updates » : « By accepting this agreement or using the software, you agree to receive these types of automatic updates without any additional notice. »
Diagnostics Windows — page Support Microsoft 28808a2b
Article « Diagnostics, commentaires et confidentialité dans Windows ». Microsoft : les données de diagnostic obligatoires sont « le niveau minimal […] nécessaires pour contribuer à préserver la fiabilité, la sécurité et le fonctionnement normal de votre appareil ». Les facultatives « incluent des détails supplémentaires » (sites parcourus, activité, rapports d’erreurs). « Ces données sont transmises à Microsoft et stockées avec un ou plusieurs identificateurs uniques qui peuvent nous aider à reconnaître un utilisateur spécifique sur un périphérique donné. »
Questions fréquentes
- Vous travaillez à distance, est-ce un problème ?
- C’est le mode de travail normal depuis des années, dans plusieurs pays et trois langues. On se parle à l’écran. Il n’y a pas de déplacement.
- En quelles langues travaillez-vous ?
- Français, anglais et espagnol, à l’écrit comme à l’oral, y compris pour la documentation livrée.
- Vous êtes seul ? Que se passe-t-il si vous n’êtes plus là ?
- C’est une bonne question, et elle mérite mieux qu’une promesse. La réponse tient dans la manière de construire : des technologies courantes, rien de propriétaire, une documentation livrée, et un objectif d’autonomie dès le départ. Un administrateur système compétent doit pouvoir reprendre la main.
On se parle ?
Trente minutes, sans engagement, pour voir si ce que je fais correspond à ce dont vous avez besoin. Vous repartez avec une vision plus claire — la suite, c’est vous qui décidez.